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Croissance: la Banque Mondiale relève sa prévision pour le Maroc


Par habitant, la croissance sera insuffisante pour combler l'écart de revenu avec les économies avancées pour 35 % des économies émergentes et en développement en 2019, alerte la banque. Il s'alignerait ainsi sur la moyenne mondiale, mais serait un point au-dessus du taux attendu dans la région MENA.

Pas de croissance économique soutenue pour le Maroc cette année. La Banque mondiale annonce un "assombrissement des perspectives économiques mondiales ", indiquant qu'au cours de cette année 2019, il y aura une stagnation de la reprise dans les pays exportateurs de produits de base et que cette situation coïncidera avec le ralentissement de l'activité dans les pays importateurs de ce type de marchandise.

Et ce malgré, qu'il est plus important que celui prévu en juin dernier (2%), ce taux demeure faible par rapport à ce qui a été prévue pour 2018 avec une estimation de 3,2%, puis revu à 2,5 durant le rapport de mois d'Octobre.

"Selon le rapport semestriel de la BM " Perspectives pour l'économie mondiale " publié mardi, " une récolte agricole abondante et une conjoncture touristique favorable ont contribué à stimuler la croissance au Maroc (...) en 2018, que l'on estime avoir atteint 3,2% ". L'Algérie devrait décélérer à 2,3 %.

Nouvelle mobilisation des "gilets jaunes"
Ils sont soutenus par Solidaires, seul syndicat à appeler à rejoindre les cortèges. Plusieurs gilets jaunes de Quimperlé pourraient y participer.

Le Royaume dépasserait des pays comme la Jordanie et l'Algérie (2,3% chacune). L'institution indique que cette contre-performance n'est pas sans relation avec la diminution progressive des dépenses publiques dans les différents secteurs de l'économie, contrairement à ce qui a été fait en 2018. Il devrait s'établir à 2,9% en 2019. Ce taux devrait augmenter davantage à la faveur d'un surcroît d'investissements et de la réforme des cadres réglementaires.

"Ces prévisions reposent sur le double postulat que les tensions géopolitiques ne s'intensifient pas et que les conflits affectant certaines économies auront des répercussions limitées sur le reste de la région", note la BM. Le niveau élevé de la dette extérieure libellée en devises dans certains pays importateurs donne à penser que ceux-ci risqueraient de souffrir d'une forte appréciation du dollar des États-Unis.

"Une croissance équitable étant essentielle à l'atténuation de la pauvreté et à la promotion d'une prospérité partagée, les marchés émergents et les économies en développement doivent faire face à ce contexte économique difficile en prenant des mesures pour préserver la dynamique économique, se tenir prêts à affronter des turbulences et promouvoir une croissance à long terme", préconise la Banque mondiale.

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