Tanitnews

De nombreux journalistes agressés dans plusieurs villes — Gilets jaunes


La scène est d'une violence inouïe. Ce samedi 12 janvier, au terme d'une nouvelle journée de mobilisation des gilets jaunes à travers la France, une image est davantage reprise que les autres: celle de l'agression d'une équipe de journalistes de LCI et de ses agents de sécurité.

A Paris, un agent de sécurité accompagnant un vidéaste de lAFP a, lui, reçu des coups de matraque de la part des forces de lordre.

Couvrir les manifestations des " gilets jaunes " est une mission dangereuse pour les journalistes.

Nos confrères de Paris-Normandie ont diffusé la vidéo de l'équipe de LCI prise à partie de façon très violente hier à Rouen. "Il souffre d'une fracture du nez, a indiqué Thierry Thuillier, patron de l'information du groupe TF1, à l'AFP". "Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte ", a-t-il dit. La chaîne a annoncé qu'elle allait déposer plainte. Une vidéo publiée sur Facebook par des Gilets jaunes montre les journalistes être raccompagnés par des manifestants chantant "La quenelle", un chant vulgaire et antisémite popularisé par Dieudonné.

A Paris, une équipe de journalistes de LCI a aussi été prise à partie par quelques manifestants et une journaliste jetée à terre avant d'être protégée par d'autres manifestants, a constaté un journaliste de l'AFP.

Un agent de sécurité a été roué de coups par des manifestants.

Nouvelle mobilisation des "gilets jaunes"
Ils sont soutenus par Solidaires, seul syndicat à appeler à rejoindre les cortèges. Plusieurs gilets jaunes de Quimperlé pourraient y participer.

L'acte 9 des "gilets jaunes" a été émaillé de violences un peu partout en France.

A Toulon, dans le Var, deux journalistes vidéo de l'AFP ont été menacés alors qu'ils filmaient des échauffourées, avant de trouver refuge dans un restaurant. "La seule info, c'est sur les réseaux sociaux ", criait la Gilet jaune à l'origine de l'incident.

"On va te sortir et te violer", l'auraient menacée ses assaillants selon Lionel Laparade. "On sait que la totalité des "gilets jaunes" n'est pas en cause, mais là les faits sont extrêmement graves et inquiétants de notre point de vue, pour la liberté de la presse et la façon dont on travaille au quotidien avec ces manifestants depuis plusieurs semaines", s'était justifié auprès de l'AFP François Pitrel, président de la SDJ de BFMTV.

"Dans notre démocratie, la presse est libre", a réagi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sur Twitter, affirmant que de telles agressions étaient contraires au fonctionnement de la démocratie française.

Du côté de Toulouse, le rédacteur en chef adjoint de La Dépêche du Midi a dénoncé "une horde" de gilets jaunes qui se seraient défoulée sur l'une de ses journalistes.

Articles Liés

Commentaires