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Rencontre entre Mike Pompeo et le président Sissi au Caire — Egypte


Le retrait des troupes américaines de Syrie, annoncé à la surprise générale en décembre par Donald Trump, est l'illustration des contradictions de la stratégie de son administration -voire de l'absence de stratégie, selon ses détracteurs.

Ankara, qui considère les YPG comme une organisation "terroriste", menace de les attaquer. Ces propos "sont pour nous inacceptables et impossibles à digérer", a déclaré hier Erdogan lors d'un discours, peu après la fin d'un entretien à Ankara entre J. Bolton et le porte-parole de la Présidence turque, Ibrahim Kalin.

Il y a deux semaines, M. Trump avait suscité les critiques en Irak en rendant visite à des soldats américains stationnés dans le pays, sans rencontrer aucun dirigeant irakien.

Bagdad plaidera pour maintenir ces délais alors que M. Pompeo a promis à Amman de "redoubler" "les efforts diplomatiques et commerciaux pour mettre vraiment la pression sur l'Iran", soumis à des sanctions économiques américaines.

Ankara attend d'obtenir du conseiller américain à la Sécurité nationale venu avec le chef d'état-major, Joseph Dunford, et l'envoyé spécial pour la coalition internationale antidjihadiste, James Jeffrey, des détails sur le plan de retrait des Etats-Unis.

Le secrétaire d'État a reproché à Obama de ne pas prendre en compte la croissance du groupe terroriste Hezbollah soutenu par l'Iran au Liban au détriment de la sécurité d'Israël et de ne pas avoir fait assez pour rejeter les rebelles soutenus par l'Iran au Yémen.

"L'EI est défait militairement mais la mission n'est pas accomplie", a renchéri le président irakien Barham Saleh, estimant avoir "besoin du soutien américain". De son côté, Ibrahim Kalin a démenti que le président turc s'est engagé auprès de son homologue américain à garantir la sécurité des milices kurdes après le retrait américain de Syrie, comme l'a affirmé, lundi, Mike Pompeo.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a profité d'un discours prononcé jeudi à l'Université américaine du Caire, en Égypte, pour tancer vertement la politique de l'ex-président Barack Obama au Moyen-Orient et plaider une fois de plus en faveur d'un front commun contre le régime iranien.

De nombreux journalistes agressés dans plusieurs villes — Gilets jaunes
A Paris, un agent de sécurité accompagnant un vidéaste de lAFP a, lui, reçu des coups de matraque de la part des forces de lordre. Couvrir les manifestations des " gilets jaunes " est une mission dangereuse pour les journalistes.

En Irak toutefois, M. Trump avait bien assuré que, s'il retirait les troupes américaines de Syrie, il ne prévoyait "pas du tout" de retirer celles d'Irak, qui pourrait servir de "base" pour éventuellement "intervenir en Syrie".

Mais cette présence même fait régulièrement l'objet de débats dans le pays, pris en étau entre ses deux grands alliés eux-mêmes ennemis, l'Iran et les Etats-Unis.

Outre la Jordanie, le chef de la diplomatie américaine se rendra en Egypte et dans les six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG, Arabie Saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar), selon le département d'Etat. Saleh et Hakim se sont rendus en soirée.

Mais alors que la priorité numéro un de Washington dans la région est de contrecarrer l'influence de l'Iran que les Américains jugent "déstabilisatrice", Bagdad cherche à défendre ses bonnes relations avec son voisin iranien.

L'Irak a déjà obtenu des exemptions face aux nouvelles sanctions américaines en s'engageant à réduire sa dépendance énergétique à l'Iran.

" Le président Trump a mis un terme à cet aveuglement volontaire aux dangers du régime et s'est retiré de l'accord raté sur le nucléaire iranien, avec ses fausses promesses", a encore dit M. Pompeo.

A Bagdad, il a répété "l'importance d'avancer vers l'indépendance énergétique de l'Irak".

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