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Cesare Battisti. L’ex-militant italien arrêté en Bolivie


Le militant italien d'extrême gauche Cesare Battisti a été arrêté en Bolivie et va être extradé vers l'Italie où il a été condamné à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres commis dans les années 1970. Un avion italien a décollé très tôt dimanche 13 janvier au matin pour aller le chercher en Bolivie et le ramener, après une courte escale au Brésil, en Italie.

L'appareil - un Falcon 900 siglé du drapeau italien - est attendu à l'aéroport romain de Ciampino vers 11H30 (10H30 GMT), ont annoncé les autorités lundi en début de matinée.

Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini a remercié les policiers et toutes les personnes qui ont participé à l'arrestation de Battisti. Il doit être placé dans la prison de Rebibbia à Rome. Le président de la République Sergio Mattarella espère que Cesare Battisti sera "rapidement remis à la justice italienne, afin qu'il purge sa peine pour les graves crimes" commis en Italie. Après avoir passé près de 15 ans en France - le président de l'époque François Mitterrand ayant promis de ne pas extrader les anciens militants ayant renoncé à la lutte armée -, il vivait au Brésil depuis 2004.

Dès 1981, Battisti est exfiltré de prison au terme d'un raid éclair mené par des membres présumés des PAC. La justice italienne lui impute directement le meurtre d'un surveillant de prison et d'un policier.

Alberto Terrigiani, dont le père, un bijoutier, a été assassiné en février 1979 par un commando organisé par Cesare Battisti, s'est réjoui son arrestation, ont rapporté les médias italiens. Il a toujours clamé son innocence.

Jair Bolsonaro a félicité dimanche sur Twitter "les responsables de la capture du terroriste Cesare Battisti".

En 2009, la Cour suprême brésilienne autorise son extradition mais laisse la décision finale au président Lula, qui refuse finalement de l'extrader.

Le 13 décembre, un juge de la Cour suprême du Brésil avait ordonné son arrestation "en vue d'une extradition". L'acte d'extradition avait été signé le lendemain par le président conservateur Michel Temer, auquel Jair Bolsonaro a succédé le 1er janvier.

May met en garde contre un rejet "catastrophique" de l'accord — Brexit
La proposition de Mme May a été vivement rejetée par le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, qui l'a qualifiée de " poudre aux yeux ".

D'une certaine façon ses titres font sens: "Les habits d'ombre", "Jamais plus sans fusil", "Avenida Révolucion", "Dernières cartouches", "Ma cavale" préfacé par Fred Vargas, son indéfectible soutien, ou encore "Ser Bambu" ("Etre Bambou", c'est-à-dire plier mais rester solide, selon l'expression brésilienne).

Le fils du nouveau président brésilien, le député Eduardo Bolsonaro, a commenté l'arrestation sur Twitter en italien avec une photo de Battisti: "Le Brésil n'est plus une terre de bandits. Matteo Salvini, le 'petit cadeau' va arriver". Le chef de La Ligue (extrême droite), homme fort de l'Italie, n'a pas manqué aussi d'adresser des remerciements à Jair Bolsonaro, son nouvel allié.

"Il a été arrêté dans la rue, il n'était pas armé et n'a opposé aucune résistance". Il a répondu à la police en portugais et montré un document brésilien qui confirmait son identité. "Désormais l'Italie l'attend", ajoutent ces même sources du ministère italien.

Selon le quotidien italien Corriere della sera, qui a été le premier à annoncer la capture, sa barbe et sa moustache sont fausses.

Au moment de son arrestation, le fugitif italien détenait des papiers d'identité délivrés au Brésil, il avait 10 bolivianos (1,4 dollar) en poche et son "haleine sentait l'alcool", selon une source proche de l'enquête.

Il avait demandé le statut de réfugié politique à la Bolivie mais La Paz n'avait pas donné suite à sa requête.

Son arrestation a été unanimement saluée en Italie, à droite comme à gauche.

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