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Début du procès historique des dirigeants indépendantistes catalans — Espagne


Les accusés sont jugés pour leur participation au processus ayant conduit à la tenue du référendum d'autodétermination puis à la proclamation d'une "république catalane indépendante".

C'est le premier grand procès politique jamais organisé dans l'Union européenne.

" L'activité politique n'est pas une licence justifiant la mise en œuvre d'actions délictueuses " comme ne pas respecter la décision de la Cour constitutionnelle interdisant le référendum d'autodétermination du 1er octobre 2017, ou utiliser les citoyens comme " des murs humains " pour protéger les urnes et provoquer "un affrontement violent " avec la police, a-t-il ajouté".

En signe de protestation, des militants radicaux indépendantistes ont coupé temporairement plusieurs routes à l'aube, dont l'autoroute AP-7 entre Gérone et Barcelone. En l'absence de Puigdemont, le principal protagoniste du procès est son ancien vice-président Oriol Junqueras, contre lequel le parquet a réclamé 25 ans de prison.

" Ce n'est pas l'indépendantisme qui est jugé, ce n'est pas le projet politique souverainiste qui est l'objet de ce procès, mais les faits gravissimes qui ont eu lieu en particulier en septembre et octobre 2017 ", a déclaré le procureur Javier Zaragoza à la Cour suprême à Madrid. "Il n'y a pas de souveraineté catalane mais une souveraineté espagnole" reconnue dans la Constitution, a-t-il dit. Le parquet le soutient mais les indépendantistes affirment eux que la seule violence a été celle des policiers le jour du référendum, dont les images ont fait le tour du monde.

Les juristes sont divisés, au point que le représentant des intérêts de l'État lors du procès n'accuse les prévenus que de sédition et réclame des peines de 12 ans au maximum.

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Mon souhait le plus ardent est que cette campagne se déroule dans la tranquillité la plus absolue. Issa Sall a donc été contraint de suspendre sa campagne électorale faute de sécurité.

Trois jours d'audiences hebdomadaires sont prévus.

Manifestation d'indépendantistes catalans, le 7 décembre 2018 en Belgique.

Près d'un an et demi après les faits, la question catalane reste un brûlot politique en Espagne. Des centaines de personnes vont être appelées à témoigner dont l'ancien chef de gouvernement conservateur Mariano Rajoy.

Dimanche, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Madrid à l'appel de la droite et de l'extrême droite de Vox contre le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez, accusé de "haute trahison" pour avoir dialogué avec les indépendantistes.

Le procès sera une tribune politique pour Vox qui, grâce à une particularité du système juridique espagnol, représentera dans le prétoire " l'accusation populaire ". Mais les discussions se sont vite transformées en dialogue de sourds avant d'être rompues vendredi.

Les indépendantistes, sans lesquels Pedro Sanchez n'a pas de majorité au parlement, sont prêts à bloquer le budget mercredi, ouvrant ainsi la porte à la convocation d'élections anticipées.

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