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Loi santé : Philippe veut que les maisons de santé " deviennent la norme "


En 2018, le Premier ministre était déjà venu en Centre-Val de Loire promouvoir les Maisons de Santé Pluridisciplinaires, à Sancoins dans le Cher.

Promesse d'Emmanuel Macron, la suppression du numerus clausus limitant le nombre de places en deuxième année d'études de santé a pour but d'"augmenter le nombre de médecins formés et diversifier (leurs) profils", a expliqué Agnès Buzyn sur France Inter. Les effectifs en 2e et 3e années seront ainsi déterminés par les universités qui fixeront de même leurs objectifs d'admission en 4e année, sous le contrôle du ministère. "Mettre fin au numerus clausus ne veut pas dire abandonner toute forme de régulation", donc "il y aura toujours une forme de sélection à la fin de la première année", a prévenu la ministre de l'Enseignement supérieur.

Le projet de loi habilite le gouvernement à réviser la carte hospitalière par ordonnances.

Autre gros enjeu, la révision de la carte hospitalière, avec d'un côté la labellisation de 500 à 600 "hôpitaux de proximité" à l'horizon 2022, de l'autre la fermeture de certaines activités à certains endroits, dans des conditions qui seront précisées par ordonnances, dans un délai de 18 mois après la publication de la loi. D'une part en redéfinissant les missions des hôpitaux de proximité, qui seront recentrés sur la médecine générale, la gériatrie et la rééducation, avec un peu de radiologie et de biologie, mais sans chirurgie ni maternité. "Ces deux sujets feront l'objet d'ordonnances, tout comme d'autres dossiers complexes, comme la " recertification des compétences des médecins " ou la création d'un " statut unique de praticien hospitalier ".

Balotelli et Pléa ont supporté Nice face à l’OL
Il n'en avait pas marqué un seul avec Nice lors de la première partie de saison... Mario Balotelli était présent à Allianz Riviera pour assister à cette rencontre.

Ainsi, dans une tribune commune publiée dans le Journal du dimanche, la Fédération des hôpitaux de France, l'Association des maires de France et les Assemblées des départements et des régions de France ont dénoncé une "concertation insuffisante " voire nulle, comme avant eux le président de l'Ordre des médecins, le Dr Patrick Bouet qui avait regretté que les "acteurs de terrain " ne soient pas associés à la rédaction de cette loi.

La télémédecine aura bientôt son pendant chez les pharmaciens et les auxiliaires médicaux avec le "télésoin", qui pourra par exemple concerner "l'accompagnement à distance par les infirmiers des effets secondaires de chimiothérapies orales, ou encore les séances d'orthophonie et d'orthoptie". L'accès à ces données (1,2 milliard de feuilles de soins par an, 500 millions d'actes médicaux, 11 millions d'hospitalisations...) sera élargi, et leur champ étendu aux données cliniques recueillies par exemple par les médecins libéraux.

Tous les patients pourront ouvrir leur propre espace numérique de santé d'ici le 1er janvier 2022 pour accéder notamment à leur dossier médical partagé (sorte de carnet de santé), à des "applications" ou "informations de santé référencées".

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