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Élections probables après le rejet du budget de Pedro Sanchez — Espagne


Ce revers "marque la fin du voyage de Pedro Sanchez à la tête du gouvernement", a lancé le patron du PP, Pablo Casado, évoquant une "motion de censure de facto" à l'encontre du socialiste, lui-même arrivé au pouvoir en juin à la faveur d'une motion de censure contre l'ancien chef du PP, Mariano Rajoy.

Sans marge de manoeuvre, sans alliés suffisants pour poursuivre, le gouvernement socialiste se trouve poussé vers la sortie, acculé à la convocation de nouvelles élections législatives.

Si Pedro Sánchez n'est "pas obligé légalement" de convoquer des élections, une prorogation du dernier budget étant possible, il serait désormais "difficilement justifiable" de ne pas le faire politiquement, a indiqué l'analyste à l'AFP. La presse espagnole évoque déjà l'hypothèse du 28 avril, ou encore celle du 26 mai, qui pourrait se transformer en un " super dimanche " avec la tenue conjointe d'élections européennes, législatives, régionales et municipales à la fois.

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Les tentatives de séduction de Pedro Sanchez à la tête d'un gouvernement minoritaire - les socialistes ne comptent que 84 députés sur 350 -, pour s'attacher le soutien indispensable des indépendantistes catalans n'ont pas fonctionné. Leurs discussions ont été rompues vendredi, car les indépendantistes continuent à réclamer un référendum d'autodétermination pour la Catalogne, qui est une ligne rouge pour le gouvernement.

Pedro Sanchez a quitté la chambre des députés sans faire de déclarations.

Le vote au Parlement s'est déroulé dans un contexte tendu au lendemain de l'ouverture devant le Tribunal suprême de douze dirigeants séparatistes catalans accusés de rébellion, sédition et détournement de fonds pour leur rôle dans la proclamation d'indépendance d'octobre 2017. Il a été rejeté mercredi, au Parlement, par l'opposition de droite et les partis indépendantistes catalans, avec 191 contre, 158 pour et une abstention. Ils veulent la même chose: "une Catalogne vivant dans la confrontation et une Espagne vivant dans la confrontation (.) Ils ont peur du dialogue", avait attaqué Pedro Sanchez mardi. Comme ces trois formations l'ont fait pour chasser les socialistes du pouvoir dans leur fief d'Andalousie (sud), en janvier. Plusieurs sondages, dont le dernier a été publié ce mercredi, donnent le Parti populaire (PP), Ciudadanos et le parti d'extrême droite Vox en mesure de former une majorité au niveau national.

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