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" Trop masculine " pour être violée : un nouveau procès après un verdict aberrant


De quoi provoquer la colère des associations de défense des droits des femmes, qui ont invité leurs membres à se rassembler ce lundi 11 mars devant la cour d'appel de la ville.

D'après le quotidien Cronache Ancona, les juges, parmi lesquels des femmes, chargés du procès en appel qui s'est tenu à Ancône (est) ont douté du fait que la jeune femme ait pu être violée, au motif qu'elle n'était pas attrayante et ressemblait... à un homme.

Un jugement qualifié de "médiéval" par Luisa Rizzitelli, porte-parole du mouvement Rebel Network, qui a mobilisé les manifestants à Ancône. Mais par la suite, la cour d'appel d'Ancône avait refusé de donner suite aux accusations, estimant que la plaignante n'était pas crédible.

Les raisons de cet acquittement, prononcé en 2017, n'ont été rendues publiques que ce vendredi 8 mars, accessoirement journée internationale des droits des femmes.

Selon la victime, l'un des deux hommes l'avait violée après avoir mis de la drogue dans son verre, pendant que le deuxième surveillait les alentours.

Les députés britanniques rejettent une sortie sans accord — Brexit
Déterminée à défendre ce texte jusqu'au bout, la dirigeante avait mis en garde les députés contre les conséquences d'un rejet. L'accord avec Bruxelles "est mort", a estimé mardi soir le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn.

Et pourtant, les trois magistrates dont émanaient le verdict ont décidé qu'il n'était "pas possible d'exclure la possibilité" que la victime présumée "ait elle-même organisé la soirée 'exubérante'".

"J'ai lu cette phrase en 2017 et c'est pourquoi nous nous en sommes référés à la court suprême" a déclaré à The Guardian Cinzia Molinaro, avocate de la victime. Les médecins avaient d'ailleurs assuré que ses blessures étaient compatibles avec un viol, et que son sang contenait une forte dose de benzodiazépines.

Un des suspects trouvait apparemment la femme si laide qu'il lui avait donné le surnom de "viking" dans son téléphone portable. "La photographie de son dossier semble confirmer cela", insistent-elles. Un argument ouvertement misogyne mais suffisant pour convaincre le jury de blanchir les deux hommes.

L'affaire vient donc d'être ré-ouverte, l'enquête repartira de zéro, et l'affaire sera jugée cette fois-ci par un tribunal de Pérouse. La jeune femme d'origine péruvienne a alors 22 ans et vit en Italie.

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