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Enfants rapatriés de Syrie : un "soulagement" mais aussi "une terrible angoisse"


Le ministère remercie les Forces démocratiques syriennes "de leur coopération, qui a rendu possible cette issue". L'opération pourrait être renouvelée dans un avenir proche.

Le retour des enfants de jihadistes français détenus en Syrie réclamé notamment par certains proches et des avocats, n'est "pour l'instant" pas envisagé a affirmé mercredi le secrétaire d'État Laurent Nuñez. Ces orphelins ou mineurs isolés âgés de moins de 5 ans se trouvaient dans des camps ou dans des familles d'accueil dans le nord-est de la Syrie. Elle a été réalisée par des moyens militaires français.

Plusieurs scénarios ont été étudiés par les autorités françaises, dont celui d'un transfert de ces personnes détenues vers la France, mais Emmanuel Macron a semble-t-il tranché le débat en affirmant le 26 février qu'il n'y avait "pas de programme de retour des jihadistes".

Laurent Nuñez, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, a déclaré que les enfants français en détention avec leurs parents en Syrie devaient y rester. Des centaines d'entre eux sont aux mains des Kurdes en Syrie, auxquels s'ajoutent les femmes, combattantes ou non combattantes ainsi que les enfants, qu'ils soient venus avec leurs parents ou qu'ils soient nés sur place.

Le cas des enfants de jihadistes constitue un casse-tête pour les capitales européennes.

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Les débats avaient mis en lumière les défauts de ce bâtiment à 650 M€ dessiné par l'architecte Paul Andreu, concepteur de l'Opéra de Pékin aujourd'hui décédé.

Cet appel en faveur de leur rapatriement a été repris par un collectif d'acteurs de la société civile qui ont estimé que le refus de venir en aide à "ces victimes de guerre" était "en contradiction avec nos valeurs" et nourrissait "le risque d'en faire des 'bombes à retardement'". "Sa famille en France attendait son retour avec impatience, et avec une grande inquiétude".

"Pour ce qui est des enfants, c'est une approche au cas par cas qui est menée, en particulier en lien avec la Croix-Rouge internationale".

"S'agissant des ressortissants français adultes, combattants et djihadistes ayant suivi Daech au Levant, la position de la France n'a pas changé: ils doivent être jugés sur le territoire où ils ont commis leurs crimes", a par ailleurs souligné vendredi le ministère des Affaires étrangères.

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