Tanitnews

La mobilisation ne faiblit pas — Algérie


Sadi a également évoqué les déclarations du président français Emmanuel Macron qui a estimé que la décision de Bouteflika de ne pas briguer un cinquième mandat "ouvre une nouvelle page pour la démocratie algérienne".

Le carrefour est resté longtemps noir de monde, comme les rues qui y mènent, notamment une large avenue où un cortège compact s'étirait sur plus de deux kilomètres, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Les cortèges se sont déroulés globalement sans incident conformément au mot d'ordre "pacifique" de cette contestation.

Les affrontements ont fait des blessés, selon une journaliste de l'AFP sur place. Onze policiers ont été légèrement blessés au moment des arrestations.

La pression n'a pas faibli au cinquième vendredi de manifestations contre le régime d'Abdelaziz Bouteflika, avec des cortèges ayant rassemblé des centaines de milliers de personnes (aucun chiffrage précis n'a été communiqué par les autorités ou les opposants) à Alger, Tizi Ouzou, Constantine, Oran, Bejaia et un peu partout dans le pays. Dans le centre d'Alger, de nombreux volontaires ont également ramassé les détritus.

Washington menace la France à cause de sa taxe sur le numérique
Ils ont de ce fait menacé de saisir l'OMC . "Le mieux est que nous arrivions à un consensus à l'OCDE ", a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse à Bruxelles".

"Le peuple rejette l'offre du pouvoir et lui dit: Dégage", titrait le journal El Watan sur son site internet dans la nuit de vendredi à samedi, voyant dans cette mobilisation une "réussite pour les millions d'Algériens sortis dans la rue, sous un soleil printanier, dans la joie et la bonne humeur pour dire au pouvoir que le peuple est toujours mobilisé et qu'il ne cédera pas sur ses revendications".

Comme les semaines précédentes, le drapeau national -vert et blanc, frappé du croissant et de l'étoile rouges- a été brandi par les manifestants et déployé aux balcons des immeubles. Et souvent une touche d'humour: une image conjugue le verbe "marcher": "je marche, tu marches (.) ils partent".

Le Premier ministre algérien fraîchement nommé, Noureddine Bedoui, a promis ce jeudi 14 mars lors d'une conférence de presse un nouveau gouvernement d'experts où les jeunes et les femmes seront représentés.

Sur Twitter, un internaute a remercié ironiquement MM.

De nombreuses pancartes, comme celle arborant " Macron, occupe-toi de tes gilets jaunes", étaient hostiles à ce qui est interprété comme un soutien de Paris au régime, du fait que le président de la république française a salué mardi la décision du chef de l'Etat algérien. Bedoui et Lamamra de leurs "efforts pour maintenir les Algériens mobilisés". "L'Elysée, stop! On est en 2019, pas en 1830", date de la conquête de l'Algérie par la France, rappelait une pancarte.

Articles Liés

Commentaires