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Climat: les jeunes dans la rue pour interpeller leurs gouvernements


Des manifestations ont eu lieu partout, sans incidents, pour réclamer plus d'actions contre le changement climatique, un mouvement mondial inspiré par Greta Thunberg, en grève hebdomadaire d'école depuis plus de six mois, et relayé par des associations écologistes. Des preuves que le monde prend les mesures nécessaires pour limiter le réchauffement à +2 °C par rapport à l'ère préindustrielle, comme prévu par l'accord de Paris. "C'est ce à quoi doit servir cette journée de débats dans les lycées", a ajouté Jean-Michel Blanquer, accusé de "récupération" par certains chefs d'établissement.

D'ailleurs, comme l'a révélé l'AFP, 140 étudiants et lycéens ont bloqué, ce vendredi matin pendant plus de trois heures, l'entrée du siège de la Société générale situé dans le quartier d'affaires de La Défense, pour dénoncer ses financements nocifs au climat.

Des dizaines de milliers d'étudiants manifestent contre l'inaction climatique au quatre coins du globe.

Quelle sera l'ampleur du mouvement dans le monde?

. "À Sydney, Bangkok, Hong Kong, des milliers de jeunes ont défilé, à Maurice 500, à Delhi 200".

Beaucoup de pancartes bien travaillées et créatives, du bruit, des slogans nombreux, directs et incisifs: pas de doute, la jeunesse était dans la rue ce vendredi, à Dijon comme dans plus de 100 pays et 1600 villes sur la planète.

Vendredi, Greta Thunberg relayait sur Twitter des images de cortèges au Japon, à Helsinki, Venise, Luxembourg ou, plus modeste, au Vanuatu. "Ma prise de conscience date de l'inondation de l'école après des pluies diluviennes".

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Rien d'étonnant alors à ce que certains se soient inquiétés pour l'animateur en le découvrant très amaigri à l'écran. Cela n'a pas échappé, vendredi soir, aux télespectateurs.

La jeune Suédoise, qui a été proposée pour le Nobel de la paix 2019, est revenue vendredi devant le Parlement suédois.

"Les leaders d'aujourd'hui vont vieillir et mourir, et laisser derrière eux un monde en ruine ", dénonce Sadrach Mirere, étudiante, qui coordonne les Fridays For Future Uganda.

L'initiative n'est pas du goût de certains enseignants et politiques, comme le ministre australien de l'Education Dan Tehan: "Ce n'est pas quelque chose que nous devrions encourager", a-t-il dit à la radio. Un nombre de manifestants estimé à 10.000 ont parcouru la ville toute l'après midi.

Les grévistes ont aussi reçu des soutiens appuyés, comme celui de maires de grandes villes, du président italien ou de la Première ministre néo-zélandaise. Samedi 16 mars, de très nombreuses manifestations pour le climat sont également prévues dans le cadre de la "Marche du siècle". "Ne sous-estimez pas le pouvoir de votre voix", a dit la travailliste de 38 ans à des étudiants cette semaine au Parlement.

La communauté internationale s'est engagée à garder le monde sous 2°C, mais les émissions de gaz à effet de serre, issues d'abord des énergies fossiles, continuent à grimper, plaçant la planète sur une trajectoire de plus de 3°C porteuses d'impacts majeurs.

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