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Le Maroc nie toute ingérence — Crise en Algérie


"Le royaume du Maroc a décidé de s'en tenir à une attitude de non-ingérence par rapport aux récents développements en Algérie, et s'est abstenu de tout commentaire à ce sujet", a déclaré Nasser Bourita, le ministre des Affaires étrangères marocain, cité par Jeune Afrique.

Et d'ajouter, " Le Maroc n'a ni à se mêler des développements internes que connaît l'Algérie, ni à les commenter de quelque manière que ce soit.

"Dans ce sillage, le chef de la diplomatie marocaine a qualifié certaines informations rapportées par des médias, qu'il ne précise pas, de " propos fallacieux " et de " positions dénuées de tout fondement ".

Pour cela, ils ne lésinent sur aucun subterfuge, citant tantôt de prétendues "sources anonyme au Ministère", tantôt des "sources proches de la diplomatie" ou encore de soi-disant "experts".

"Une alliance américano-sioniste planifie la destruction de l'Algérie à travers une chambre d'opérations au Maroc", titre cet article paru dans un quotidien arabe, en référence à la thèse de Mohamed Sadeg Al Hosseini.

L'UEFA pourrait SUSPENDRE Ronaldo après sa célébration contre l'Atlético Madrid (vidéo)
Le club a ainsi décidé de porter plainte contre Cristiano auprès du comité de discipline de l'UEFA pour son geste obscène. Il pourrait aussi être sanctionné sportivement, et éventuellement hériter d'une suspension ferme en Ligue des champions.

"6. Le Maroc rejette, également, avec force, l'allégation mensongère de coordination avec d'autres pays, notamment la France, sur les évènements en Algérie. Aucun contact avec Paris, ni avec aucun autre pays d'Europe ou ailleurs, à ce sujet".

Les relations entre les deux poids lourds du Maghreb sont plombées depuis des décennies par le dossier du Sahara occidental. Cette ancienne colonie espagnole est en grande partie contrôlée par le royaume, qui la considère comme partie intégrante de son territoire, alors que le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, réclame l'indépendance.

Depuis le déclenchement d'un vaste mouvement de contestation populaire en Algérie, plusieurs pays, comme la France ou la Tunisie, se sont défendus contre toute forme d'ingérence dans les affaires algériennes. Des assurances assorties, le plus souvent, de l'expression de bons sentiments d'amitié ou de voisinage qui les animent à l'égard de ce pays.

Des centaines de milliers d'Algériens ont manifesté, vendredi dernier, contre la prolongation du quatrième mandat, en demandant le départ du "système", en référence à une nébuleuse qui regrouperait l'ensemble des "décideurs" appartenant aux sphères présidentielles, militaires, administratives et affairistes.

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