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Le syndicat national des gynécos menace d’arrêter la pratique des IVG


Évidemment, cela dépend de la femme, de la situation dans laquelle elle se trouve ou encore de comment elle est tombée enceinte, car beaucoup de femmes vivent normalement et sans traumatisme l'interruption de grossesse. Mardi 12 mars, le Syndicat national des gynécologues-obstétriciens (Syngof) a menacé le droit à l'avortement des femmes en France, dans un message envoyé à ses 1600 adhérents.

Le Syngof réclame que le fonds de garantie de la profession couvre les sinistres déclarés entre 2002 et 2012, ce qui n'est actuellement pas le cas, selon leurs affirmations. "Je souhaite que la menace ne s'applique pas, mais s'il n'y a rien dans la loi, on le fera", explique à Franceinfo le docteur Jean Marty, ancien président du syndicat en charge de cette question. Pour se faire entendre, le Syngof a donc décidé de confisquer aux femmes leur droit, dans le but de "scandaliser" et d'obtenir un entretien avec Agnès Buzyn, la ministre de la Santé. "On se retrouve avec une quinzaine de médecins qui sont sous une menace très précise de ne pas être couverts".

Windows 10 et KB4489868, Microsoft reconnaît un nouveau bug
Dans la section " Problèmes connus " de sa page dédiée, Microsoft vient de compléter la liste. Cette mise à jour cumulative KB4489868 a été proposée lors du dernier Patch Tuesday.

De même, le collectif interassociatif autour de la naissance a invité l'Ordre à prendre des "mesures concrètes à l'encontre de celles et ceux qui sont à l'origine" de la menace de grève des IVG. Si elles s'insurgent, elles contribuent au "coup de com" du syndicat. En attente d'un rendez-vous avec la ministre Agnès Buzyn, il a brandi la menace d'une grève des IVG, un message jugé inadmissible par la ministre et par l'ordre des médecins. Et les internautes aussi se sont naturellement révoltés. Ce courrier, dont l'authenticité a été confirmée, a été diffusé sur les réseaux sociaux, et a provoqué de nombreuses réactions. 10 000 personnes se sont déjà mobilisées. Son président le Dr Bertrand Rochambeau avait déclaré en septembre 2018 qu'il refusait de pratiquer des IVG: "Nous ne sommes pas là pour retirer des vies", "Aux choses auxquelles je ne crois pas, je ne les fais plus".

Pour rappel, l'entrave à l'IVG est un délit reconnu par la loi depuis 1993, qui sanctionne le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher une IVG en perturbant l'accès aux établissements ou en exerçant des menaces sur le personnel ou les femmes concernées. En 2016, cette loi a été étendue au numérique, en pénalisant également les sites de désinformation sur l'IVG.

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