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Armes : la note qui embarrasse Paris


Intitulés "Yémen - situation sécuritaire", ces documents classés secret défense, transmis selon Disclose à Emmanuel Macron, la ministre des Armées Florence Parly, au Premier ministre Edouard Philippe et à celui des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, détaillent l'arsenal français utilisé par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis contre les rebelles Houthis au Yémen.

Des armes françaises sont bien utilisées dans le conflit au Yémen, confirme une note du renseignement militaire français qui fissure la version officielle du gouvernement, révèle lundi le nouveau média d'investigation français Disclose. Les Caesar "appuient les troupes loyalistes et les forces armées saoudiennes dans leur progression en territoire yéménite ".

La coalition menée par les Saoudiens, qui soutient le président Abd Rabbo Mansour Hadi face aux rebelles houthistes (appuyés par l'Iran), a utilisé des chars et véhicules blindés français, des canons français capables de toucher des civils au nord du Yémen, des avions de combat français ou équipés d'une technologie laser française et des navires français participant au blocus imposé au pays, résume The Intercept.

Une carte de la DRM, intitulée " Population sous la menace des bombes ", décrit des densités de population au kilomètre carré, ainsi que des positions d'artillerie saoudiennes à la frontière et leur portée, avec la mention suivante: " Population potentiellement concernée par de possibles frappes d'artillerie: 436 370 personnes ".

"J'aimerais que l'on m'écoute" — Dani Alves
Relancé sur sa position actuelle, il répond: "Tout ce que j'ai gagné, je l'ai gagné en tant qu'arrière droit". Toutes les positions auxquelles j'ai joué sont celles auxquelles je jouais quand j'étais plus jeune.

Dans les airs, des Mirage 2000-9 "opèrent au Yémen" selon la note. "En novembre 2018, les chars français sont au cœur de la bataille d'Al-Hodeïda".

Mais après les informations contenues dans la note de la DRM, l'ONG Human Rights Watch a vivement réagi: "Le gouvernement ne peut plus nier le risque de complicité dans des crimes de guerre".

Pour rappel, le 20 janvier 2019, la ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé sur France Inter qu'elle n'avait pas connaissance "du fait que des armes [françaises] soient utilisées directement au Yémen". "Nous n'avons pas connaissance de victimes civiles résultant de leur utilisation sur le théâtre yéménite", ajoute Matignon.

Plusieurs personnalités politiques françaises de gauche ont appelé l'exécutif à faire preuve de "transparence", certains dénonçant "un mensonge d'Etat". Elle assurait aussi que la France n'a " récemment vendu aucune arme qui puisse être utilisée dans le cadre du conflit yéménite ", soulignant cependant que " des armes françaises peuvent être présentes sur ce terrain parce qu'elles ont été vendues il y a plus de vingt ans de cela ".

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