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La justice suédoise relance les poursuites pour viol contre Julian Assange


Si la Suède obtient l'extradition de Julian Assange dans le cadre de l'enquête pour viol dont la réouverture a été annoncée lundi 13 mai par le parquet suédois, le fondateur de WikiLeaks risque d'être ensuite livré "par Stockholm dans les mains de la CIA", estime le rédacteur en chef de Wikileaks, Kristinn Hrafnsson.

"J'ai décidé aujourd'hui de rouvrir l'enquête", a annoncé Eva-Marie Persson, procureure adjointe, lors d'une conférence de presse ce lundi. Ceci "n'était pas le cas avant le 11 avril", date de son arrestation par la police britannique à l'ambassade d'Équateur où il était réfugié depuis 2012, a-t-elle ajouté.

Cette seconde affaire avait été abandonnée en 2017, la justice suédoise constatant qu'elle ne pouvait interroger Julian Assange, alors réfugié dans l'ambassade de l'Équateur au Royaume-Uni. La justice suédoise espère désormais le voir comparaître devant un tribunal avant la prescription du crime échéant en 2020. Interrogé par RT France sur ce nouvel épisode judiciaire, Kristinn Hrafnsson, rédacteur en chef de WikiLeaks, a affirmé en préambule de son intervention que Julian Assange profiterait de cette occasion pour "blanchir son nom".

Âgée d'une trentaine d'années à l'époque des faits, la plaignante avait rencontré son agresseur présumé lors d'une conférence de WikiLeaks à Stockholm. Elle l'accuse d'avoir engagé un rapport sexuel dans la nuit du 16 au 17 août, pendant qu'elle dormait et sans préservatif, alors qu'elle lui avait à plusieurs reprises refusé tout rapport non protégé. Dans la première affaire, le délai de prescription avait été atteint en 2015.

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Il n'avait en revanche jamais été entendu au sujet de la plainte pour viol d'une autre jeune femme, jusqu'à son audition à l'ambassade équatorienne en novembre 2016 par un procureur équatorien en présence d'une magistrate instructrice suédoise.

Julian Assange a toujours soutenu qu'elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif.

S'il devait être extradé puis reconnu coupable de complot aux États-Unis, Julian Assange serait passible d'une peine de cinq ans de prison.

Trois semaines plus tard, la justice britannique l'a condamné à 50 semaines de prison pour avoir violé ses conditions de liberté provisoire. La procédure d'examen de la demande d'extradition vers les États-Unis suit son cours.

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