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Pour Poutine, Trump veut vraiment relancer les relations russo-américaines


Celui-ci est invité ce 14 mai à Sotchi, en Russie, où il doit s'entretenir avec le président russe Vladimir Poutine et le ministre des Affaires étrangères, rapporte le site RT France.

Les sujets de discorde entre les Etats-Unis et la Russie ne manquent pas avec notamment le Venezuela et les traités de désarmement, mais la visite du secrétaire d'Etat américain intervient aussi en pleine montée de fièvre autour de l'Iran, faisant craindre une escalade militaire.

"Il est temps de commencer à construire un nouveau modèle de perception mutuelle".

"Fondamentalement, nous ne cherchons pas une guerre avec l'Iran", a affirmé le secrétaire d'Etat américain à Sotchi, lors d'une conférence de presse avec son homologue russe Sergueï Lavrov. "J'espère que les conditions nécessaires à cela seront désormais créées", a-t-il continué.

Vladimir Poutine a en outre salué comme "assez objective" l'enquête du procureur spécial Robert Mueller, qui a conclu à l'absence de collusion entre Donald Trump et Moscou (tout en validant les accusations d'ingérence russe dans la présidentielle de 2016).

Vladimir Poutine est par ailleurs ouvert à une nouvelle rencontre avec Donald Trump si Moscou reçoit une proposition officielle en ce sens, a déclaré un conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov. "Les ingérences dans les élections américaines sont inacceptables", a martelé Mike Pompeo.

Monsanto condamné à verser deux milliards de dollars à un couple — Roundup
En 2015, Le Centre international de recherche sur le cancer avait considéré que le glyphosate était "probablement cancérigène". Des milliers de procédures judiciaires contre le Roundup sont en cours aux Etats-Unis.

Le président américain a annoncé lundi qu'il prévoyait de rencontrer son homologue russe à l'occasion du prochain G20, fin juin au Japon. Le Kremlin n'a évoqué de son côté aucun accord concret, indiquant simplement que le conflit syrien avait été évoqué.

"Une politique de pression maximale conduit à pousser un pays dans ses retranchements et (.) cela ne donne jamais de résultats", a mis en garde mardi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

"Nous voulons que l'Iran se comporte comme un pays normal", a encore expliqué l'ancien patron de la CIA.

La Russie, comme les Européens, est favorable à un maintien de l'accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, dont les Etats-Unis se sont retirés avant que Téhéran ne suspende récemment certains de ses engagements.

La crainte d'une escalade dans le Golfe a été alimentée ces derniers jours par de mystérieux "actes de sabotage" contre quatre navires de commerce de différents pavillons, même si aucun lien n'a été établi officiellement.

En visite en Russie, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, assure que les manœuvres militaires US ne visent qu'à intimider Téhéran.

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