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Discours d'Édouard Philippe : ses priorités pour l'acte II du quinquennat


Cette assemblée de 150 citoyens "pourra proposer de nouvelles mesures, elle pourra en définir le rythme et les financements".

Fait rare - et même une première avec un Sénat contrôlé par l'opposition - la déclaration du Premier ministre jeudi matin (9H30) devant les sénateurs sera également suivie d'un vote.

Le projet de loi contre le gaspillage préparé par la secrétaire d'Etat Brune Poirson aura rang de "priorité" et arrivera en septembre à l'Assemblée nationale. Elle comprendra un bonus-malus qui s'appliquera "dans les 5 à 10 secteurs" d'activité utilisant le plus de contrats courts. Elle sera annoncée le 18 juin, et inclura aussi "une dégressivité de l'indemnisation sur les salariés qui perçoivent les salaires les plus élevés".

Parmi les entreprises "perdantes" figurent une surreprésentation du secteur de l'hébergement et de la restauration, de la fabrication des denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac ou encore du secteur de l'hébergement médico-social.

Annoncée par Emmanuel Macron, la baisse de l'impôt sur le revenu de cinq milliards d'euros va se concentrer sur les classes moyennes qui travaillent, a déclaré Edouard Philippe.

En détails, "Le taux d'imposition de la première tranche de l'impôt sur le revenu, qui regroupe 12 millions de foyers, sera abaissé de trois points. Cela représente un gain moyen par foyer de 350 euros, soit, à ce niveau, un tiers de l'impôt en moyenne". Le premier ministre a ainsi confirmé que "la taxe d'habitation sur les résidences principales sera intégralement supprimée pour l'ensemble des Français ".

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Il considère que cette loi comblera un vide juridique et fera que la ville ne servira plus de refuge à certains criminels. Mais la cheffe de l'exécutif a dit ne pas projeter de modifier la substance du texte.

"Quand la vie est dure, que chaque euro compte, que chaque jour compte, il ne faut pas rajouter de l'inquiétude, de la tension, de la précarité et laisser les familles seules face à l'incertitude sur le versement des pensions", a affirmé le Premier ministre.

Aucune date n'a été donnée pour le début de l'examen au Parlement de la réforme des retraites.

La réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron vise à remplacer les 42 régimes existants par un "système universel" où "les règles seront les mêmes pour tous", a rappelé Édouard Philippe. Il est aussi revenu sur la future réforme des retraites, assurant qu'elle maintiendrait "la possibilité d'un départ à 62 ans", mais que l'exécutif définira "un âge d'équilibre".

Autre annonce, les "profils de carrière" de certaines professions, comme celui des enseignants, pourraient être revalorisées avec le nouveau mode de calcul "pour éviter qu'elles ne soient défavorisées dans le nouveau régime". A la tribune, le Premier ministre a évoqué un changement de méthode. Un projet de loi sur la dépendance sera présenté "en fin d'année". Le premier ministre débute son discours, devant un hémicycle plein à craquer, qui lui adresse une salve d'applaudissements.

" Le projet de loi bioéthique (qui comprend l'extension de la procréation médicale assistée à toutes les femmes), sera adopté en conseil des ministres fin juillet et débattu fin septembre à l'Assemblée", a indiqué Édouard Philippe.

Sans dévoiler l'option retenue, Philippe a affirmé que "chacun pourra faire son choix, en liberté et en responsabilité", ajoutant toutefois que "la condition pour que ce choix existe, c'est que le chômage recule", ce qui conduira le gouvernement à lancer "un grand plan pour l'emploi des seniors". "La réalité aujourd'hui, c'est que nous sommes proches d'un accord sur le projet de loi constitutionnel, mais que ce n'est pas encore le cas sur le projet de loi organique", a-il reconnu, soulignant que "le Sénat a été très clair sur le fait qu'il n'y aurait d'accord sur rien s'il n'y avait pas accord sur tout". "Nous allons donc continuer à chercher à nous rapprocher mais nous ne mobiliserons pas du temps parlementaire pour in fine constater le désaccord du Sénat". "Il y a peu à attendre de ce président et ce Premier ministre qui ont déjà annoncé dès avant cet après-midi que le cap ne changerait pas", dénonce le premier secrétaire du PS Olivier Faure.

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