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Ce qu'il faut retenir — Discours d'Edouard Philippe


L'acte II du quinquennat d'Emmanuel Macron sera marqué par une grande réforme fiscale. Du "réchauffé" pour les oppositions. Par rapport à 2017 (370 pour, 67 contre et 129 abstentions), on assiste donc à un basculement des abstentions en vote contre. Un vote est prévu à la suite de ses déclarations.

Sans dévoiler l'option retenue, Philippe a affirmé que "chacun pourra faire son choix, en liberté et en responsabilité", ajoutant toutefois que "la condition pour que ce choix existe, c'est que le chômage recule", ce qui conduira le gouvernement à lancer "un grand plan pour l'emploi des seniors". La deuxième priorité évoquée est celle de la justice sociale avec une volonté de rendre du pouvoir d'achat aux Français.

"Promettant à nouveau un changement de méthode qui associe davantage et qui semble surtout signifier un " changement de ton ", avec moins "d'arrogance ", Edouard Philippe a de nouveau tenté d'appeler au " dépassement des anciens clivages ".

" Les douze prochains mois seront ceux de l'accélération écologique ", a affirmé le Premier ministre. La réforme, qui sera annoncée le 18 juin, inclura aussi "une dégressivité de l'indemnisation sur les salariés qui perçoivent les salaires les plus élevés", a-t-il encore précisé. Le texte de lutte contre le gaspillage sera en outre inscrit dans les trois " priorités " de l'Assemblée nationale pour la rentrée en septembre.

Le Premier ministre a également déclaré que la future réforme des retraites maintiendra "la possibilité d'un départ à 62 ans" mais que l'exécutif définira "un âge d'équilibre". C'est "l'hypocrisie la plus absolue", a réagi le numéro un du PS Olivier Faure dans les couloirs du Palais Bourbon, dénonçant globalement "effet placebo et procrastination" dans ce discours.

Edouard Philippe a annoncé mercredi des baisses d'impôts sur le revenu pour les classes moyennes qui permettront d'atteindre le chiffre "historique" de 27 milliards de réduction de la fiscalité sur les ménages sur le quinquennat. Les 12 millions de foyers fiscaux qui sont soumis uniquement à cette tranche auront un gain annuel de 350.

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Un compte à rebours sera ainsi affiché afin de prévenir les spectateurs du temps qui leur reste avant la disparition de l'épisode. Au lever du jour, les épisodes disparaîtront.

Initialement censé arriver au Parlement fin 2018, le projet de loi bioéthique, qui prévoit l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, sera adopté en conseil des ministres "fin juillet" avant d'être débattu au Parlement "dès la fin septembre" avant la discussion budgétaire. "Nous définirons un âge d'équilibre et des incitations à travailler plus longtemps", a indiqué le Premier ministre, mais "en ne bougeant pas l'âge légal", a-t-il pris soin de préciser.

"Nous ne mobiliserons pas du temps parlementaire pour, in fine, constater le désaccord du Sénat", a argué le chef du gouvernement, qui veut désormais attendre "le moment propice".

Dans les couloirs, et en l'absence de Marine Le Pen, Sébastien Chenu (RN) a critiqué "un Premier ministre satisfait de lui" et dans la "continuité totale de ce qui a été fait depuis deux ans". Ce choix a le don de ménager la cohérence de la majorité sénatoriale, les centristes ayant opté pour une "abstention bienveillante", avec une partie de votes favorables.

Le résultat sera particulièrement surveillé avec une droite en plein doute après le pire score de son histoire (8,5%) le 26 mai.

Une large majorité de la petite centaine de députés LR - principal groupe d'opposition dont les trois quarts s'étaient abstenus en juillet 2017 - ainsi que l'ensemble de la gauche devraient voter contre mercredi, ont fait savoir les responsables de groupe.

Le Premier ministre a annoncé que la première tranche passera de 14% à 11%.

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