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Critique : "Greta" de Neil Jordan


C'est dans le métro de New York que Frances découvre un sac à main. C'est ainsi qu'elle rencontre Greta, veuve esseulée aussi excentrique que mystérieuse. L'une ne demandant qu'à se faire une amie et l'autre est fragilisée par la mort récente de sa mère, les deux femmes vont vite se lier comblant ainsi les manques de leurs existences. Réalisé par Neil Jordan, à qui l'on doit plusieurs longs-métrages importants, tels que "La Compagnie des loups", "Entretien avec un vampire" ou "Michael Collins", "Greta" est un film à suspense au féminin qui renoue avec cette veine du huis clos horrifique dont le cinéma fut friand dans les années 70 et 80. La jeune fille se retrouve touchée par les malheurs de Greta, séduite aussi par son côté maternel. Mais la marâtre psychopathe ne l'entend pas de cette oreille et s'accroche à elle comme du chewing-gum, devenant une stalkeuse de compétition face à une victime aussi gourde qu'un lièvre piégé devant les phares d'un véhicule. Reste ainsi trois bons quarts d'heure à se demander comment Isabelle Huppert peut s'employer avec une telle constance, film après film, à massacrer sa filmographie en acceptant des rôles soi-disant à contre-emploi mais terriblement effrayants d'inconsistance.

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Alors qu'il occupait la 3e place de ce classement il y a six mois, le brésilien chute à la 17e place. Selon l'Observatoire du football CIES, la valeur de transfert de l'attaquant du PSG a encore grimpé.

Neil Jordan signe un de ces thrillers sans âme aux fausses pistes outrées qui ont longtemps essaimé nos écrans avant de se faire heureusement plus rares. Ses prestations plus noires que noires lui valent d'être admirée par ses collègues, de recevoir des prix en ribambelle dans les grands festivals et, à 66 ans, de crouler sous les sollicitations des meilleurs cinéastes, en France comme à l'étranger.

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